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 G20 : un bilan en demi-teinte

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Fer.Merc
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MessageSujet: G20 : un bilan en demi-teinte   Sam 26 Sep - 9:15

Le système économique va être extrêmement difficle à bouger tant les divergences sont profondes, y compris entre prays occidentaux. Je dirais que ce G20 de Pittsburg a été un peu meilleur que celui d'avril à Londres. Mais combien de réunions faudra-t-il pour véritablement mettre à plat tout le
système?

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G20 : un bilan en demi-teinte
LEMONDE.FR | 26.09.09 |

Pittsburgh (Pennsylvanie)
Le G20 de Pittsburgh, qui réunissait pour la troisième fois en moins d'un an les dirigeants des principales économies du monde, a consacré leur souhait commun de renforcer leur coopération et d'institutionnaliser le fonctionnement de ce forum.

"Un ordre nouveau apparaît, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy. Il y a eu moins de tensions qu'à Londres, (…) beaucoup de travail en coulisses plutôt qu'en séance", a-t-il encore affirmé. La sortie de crise en vue, "l'enjeu était de savoir si les leaders allaient continuer de travailler ensemble ou retourner à leurs affaires", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Sans beaucoup avancer dans les modalités d'application, la montagne a accouché d'une imposante série de directives.

Le retour à la croissance. Rien n'est acquis. "Nous nous réunissons en un moment crucial de transition entre la crise et la reprise", écrivent les 20 dans leur communiqué final. Après avoir validé les mesures de sauvetage de l'économie mondiale décidées depuis un an – "Cela a marché", se réjouissent-ils –, il n'est pas question de desserrer l'étau tant que le chômage augmente.

"Nous devons rester fermes dans notre engagement de stimuler la croissance économique", a déclaré le président chinois, Hu Jintao, reflétant l'avis quasi général. "Le G20 n'a pas déclaré la fin de la crise", expliquait un participant. Il entend "éviter tout retrait prématuré des plans de relance". La "responsabilité budgétaire" attendra. La thèse allemande de retour rapide à l'orthodoxie budgétaire n'est pas à l'ordre du jour.
La pérennisation du G20 Ses membres l'ont décrété "forum prioritaire de notre coopération économique internationale". La crise a implicitement généré une réforme institutionnelle d'envergure. Les pays riches ne sont plus les seuls maîtres de l'économie mondialisée. L'émergence d'un "axe" Etats-Unis-Chine (un "G2", entend-on par dérision) a beaucoup fait pour qu'une plus large place soit laissée aux pays émergents dans la résolution des questions économiques.

La régulation du système financier. "Nous n'autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures", assurent les membres du G20. Ils entendent mettre fin aux pratiques qui poussent à la "prise de risque excessive", et "améliorer le marché de gré à gré des produits dérivés" (sans que soit précisé en quoi cela consisterait). Autre élément: le renforcement de la supervision des banques pour qu'elles préservent un niveau adéquat de capitalisation.

La réforme de la Banque mondiale et du FMI. Le G20 a décidé d'augmenter "d'au moins 3%" les droits de vote à la Banque mondiale attribués aux pays en développement et en transition, qu'il a jugés "sous-représentés". Ces pays se verront aussi dotés au FMI de 5% supplémentaires. Le nombre de 24sièges au conseil d'administration étant maintenu, les Européens devront faire place aux autres. Chine, Turquie et Corée du Sud sont souvent citées. Le FMI officiera comme conseiller du G20.

Pour les plus optimistes, ce mouvement marque un début de gouvernement économique mondial. La chancelière Angela Merkel est plus dubitative: elle a comparé la gouvernance du G20 à la "stratégie de Lisbonne", qui entendait renforcer la compétitivité des pays européens mais qui fut un échec, car elle n'était pas contraignante.

La limitation des bonus. Un encadrement des rémunérations "fluctuantes" (hors salaires) est acquis: les membres du G20 souhaitent que les entreprises "mettent en œuvre immédiatement des pratiques de rémunération saines" et que les Etats se dotent des moyens de supervision adéquats.

Le commerce international. En séance, les débats ont été clivés: Barack Obama et Gordon Brown veulent que les pays en excédent commercial (Chine, Japon, Allemagne) stimulent leur consommation intérieure et exportent moins. La chancelière allemande estime que son pays ne peut pas à lui seul stimuler la croissance mondiale. Selon Mme Merkel, les pays en déficit ont des problèmes de change, de compétitivité et de politique intérieure à régler.

Le président chinois, M.Hu, a appelé à "intensifier la coopération scientifique et technologique internationale" pour combler l'écart entre pays riches et pauvres, condition, selon lui, d'une réduction des déséquilibres.

De façon rituelle, le G20 a appelé à conclure le cycle commercial de Doha en 2010. Chinois, Indiens, Brésiliens et Allemands ont appelé à rejeter tout protectionnisme. Selon M.Strauss-Kahn, l'année 2008 a démontré que "le protectionnisme a été plus dans les mots que dans les faits".

Le changement climatique et environnemental. M.Obama a semble-t-il affirmé que le sommet de Copenhague, en décembre, ne permettrait pas de signer le traité final. En conférence de presse, M.Sarkozy a annoncé une initiative conjointe avec Angela Merkel, Gordon Brown et le président brésilien Luiz Inacio Lulada Silva pour financer la lutte contre le réchauffement climatique et débloquer la situation. Qu'il s'agisse du commerce ou du climat, de nombreuses délégations s'inquiètent du blocage politique intérieur américain, qui empêche le président Obama d'aller de l'avant.

Les premières critiques. Elles sont de deux ordres. La première estime que le communiqué final reflète plus un état d'esprit qu'une politique effective: le G20 ne se dote quasiment d'aucun moyen de faire appliquer ses décisions. La seconde juge que cette réunion tourne le dos aux pauvres. Ce G20 "ne constitue pas un bon départ" pour une réelle coopération économique internationale, déclarent les responsables de la campagne dite du "Millenium", menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Ce sommet, regrettent-ils, a accordé bien plus d'importance aux rémunérations des dirigeants d'entreprises "qu'aux besoins du 1,4milliard d'êtres vivant avec moins de 1,25 dollar par jour". Selon eux, 33 milliards de dollars de l'aide promise aux pays pauvres jusqu'à la fin 2010 n'ont pas encore été versés.

Sylvain Cypel et Arnaud Leparmentier
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